Table des matières
Toggle- Ce qu’il y a sous le capot : groupe propulseur hybride
- L’hybride, ça fonctionne… à condition d’adapter sa conduite
- Remorquage : il faut être honnête
- Le vrai bilan de consommation
- Le couple : un avantage sous-estimé
- Pro Power Onboard : l’option que je ne veux plus perdre
- Hybride oui, électrique non (pour mon usage)
- Verdict TonCamion
Quand j’ai changé de camion il y a maintenant trois ans et demi, je n’avais aucune intention de passer à l’hybride. J’étais très satisfait du V8 5.0 litres, un moteur fiable, prévisible, que je connaissais bien car il propulsait mes 4 ou 5 derniers F-150. Bref, un choix sécuritaire pour moi.
C’est mon concessionnaire Villeneuve Ford Matane qui a semé le doute. Tellement confiant dans la motorisation hybride du Ford F-150 2022 PowerBoost, il m’a littéralement dit :
« Essaie-le. Si tu n’es pas satisfait, tu reviens et on te remet un V8 comme avant. »
Ce genre de discours, quand ça vient d’un vendeur, on l’écoute… mais on garde un certain scepticisme. Malgré tout, j’ai accepté le pari.
Trois ans plus tard, je peux le dire sans hésiter : je ne retournerais pas à un moteur 100 % à essence.

Ce qu’il y a sous le capot : groupe propulseur hybride
Le Ford F-150 PowerBoost 2022 n’est pas un hybride léger : c’est une motorisation hybride complète (full hybrid) intégrée avec une mécanique robuste adaptée aux besoins d’un camion plein format.
Voici les spécifications techniques clés du groupe propulseur :
- Moteur essence V6 3,5 L EcoBoost jumelé à un moteur électrique intégré
- Puissance combinée : environ 430 chevaux
- Couple maximal : 570 lb-pi
- Transmission automatique 10 vitesses
- Batterie et génératrice intégrées dans la chaîne de traction
- Système full hybrid permettant de rouler uniquement à l’électricité à basse vitesse
Ce qui distingue ce système hybride de beaucoup d’autres, c’est qu’il n’est pas conçu seulement pour récupérer de l’énergie au freinage ou pour aider au démarrage : il peut propulser le camion seul en mode électrique, assister en montée, réduire la charge sur le moteur à essence, et améliorer l’économie globale.

L’hybride, ça fonctionne… à condition d’adapter sa conduite
La première chose à comprendre avec un pickup hybride, c’est que le gain n’est pas magique. Pour tirer pleinement profit de la technologie, il faut accepter de modifier légèrement ses habitudes de conduite.
Dans mon cas, ça se résume surtout à :
- être plus doux sur l’accélérateur
- mieux gérer les accélérations brusques
- anticiper davantage les freinages
Rien d’extrême. Je ne conduis pas comme un grand-père et je ne ralentis pas le trafic. Sur l’autoroute, je roule exactement à la même vitesse qu’avant, souvent autour de 118 km/h sur le cruise control. Il n’y a aucun compromis de ce côté-là.
La différence se fait surtout :
- lors des entrées sur l’autoroute
- dans les accélérations progressives
- en circulation urbaine ou périurbaine
C’est là que la motorisation hybride fait son travail… discrètement.
Remorquage : il faut être honnête
Un de mes plus grands doutes concernait le remorquage. Je tire régulièrement des remorques de 20 pieds et même 28 pieds contenant des quads ou des motoneiges.
Soyons clairs : si quelqu’un remorque tout le temps ou presque, l’hybride n’est probablement pas le meilleur choix, surtout si l’objectif principal est d’économiser du carburant. En remorquage, la consommation augmente et dépasse celle que je notais avec mes V8 5.0 litres.
Mais dans mon cas, le remorquage représente environ 10 à 15 % de mes déplacements. Le reste du temps, je roule sans charge.
Et c’est là que l’hybride devient très intéressant.
Le vrai bilan de consommation
Sans remorque, avec une conduite conservatrice mais réaliste, la consommation est clairement inférieure à celle de mon ancien F-150 à essence. Évidemment, on parle quand même d’un pickup Crewcab avec boite de 6 pieds et demi : personne ne fera du 5 L/100 km avec un F-150. Mais le gain est réel.
Un point important que peu de gens mentionnent :
👉 le réservoir du modèle hybride est plus petit que celui de mon ancien V8 (environ 30 litres de moins).
👉 Malgré ça, je fais plus de kilométrage avec l’hybride.
C’est un indicateur très concret de l’efficacité globale du système.
En remorquage, oui, la consommation monte. Mais quand je fais le calcul global — avec et sans remorque — le bilan reste positif.

Le couple : un avantage sous-estimé
Là où l’hybride m’a le plus surpris, c’est au niveau du couple.
Grâce à l’assistance électrique :
- les montées se font plus facilement
- le moteur à essence force moins
- la transmission reste dans des rapports plus élevés
Mes deux derniers camions, le courant et mon ancien, étaient équipés d’une transmission automatique à 10 rapports. Sur celui équipé d’un moteur à essence, dans une bonne côte, sans remorque, le camion descendait souvent en 6e ou 7e vitesse. Avec l’hybride, dans la même situation, il reste fréquemment en 9e ou même en 10e.
Résultat :
- moins de révolutions
- moins de bruit
- moins d’effort mécanique
C’est un avantage réel, surtout sur les routes de campagne et les longues distances.
Pro Power Onboard : l’option que je ne veux plus perdre
Je vais à la pêche dans des chalets sans électricité. Le système Pro Power Onboard change complètement la donne.
Avoir accès à de l’électricité directement à partir du camion, tant qu’il y a de l’essence dans le réservoir, c’est :
- une génératrice intégrée
- sans transport supplémentaire
- sans entretien additionnel
Une simple rallonge, et J’ai de l’éclairage, un petit ventilateur ou des appareils de base dans le chalet. C’est un avantage concret, pas un gadget marketing.

Hybride oui, électrique non (pour mon usage)
Je le dis franchement : le F-150 Lightning ne m’intéresse pas. Je vis en région. J’ai besoin d’autonomie, de flexibilité, et de prévisibilité en hiver. Le 100 % électrique ne répond pas à mes besoins actuels.
L’hybride, par contre, est le compromis parfait entre :
- autonomie
- efficacité
- polyvalence
- usage hivernal
Verdict TonCamion
À moins que mes besoins changent radicalement, je ne retournerai pas à un moteur 100 % à essence. Je suis devenu un vrai partisan de la motorisation hybride appliquée intelligemment à un pickup.
Le Ford F-150 hybride 2022 n’est pas un camion pour impressionner les voisins. C’est un outil polyvalent, efficace et parfaitement adapté à une utilisation réelle, en région, en hiver, avec ou sans remorque.
👉 Ce n’est pas un choix idéologique.
👉 C’est un choix pratique.
J’espère que cet article aura su vous éclairer sur mon essai du F-150 Crewcab Powerboost 2022.